Se restaurer à Paris Restaurant Papillon

Néobistrot Griffé

Se restaurer à Paris Restaurant Papillon
Se restaurer à Paris Restaurant Papillon

Se restaurer à Paris – Restaurant Papillon

8, rue Meissonier, XVIIe
Metro Wagram 
Menu 36€ (midi), à la carte 60€
Fermé le samedi et le dimanche 

www.papillonparis.fr

Néobistrot Griffé 
On ne saurait évidemment résumer la cuisine d’un cuisinier au déroulé de son curriculum viate, mais le procédé permet incontestablement d’appréhender une trajectoire, avec ce qu’elle comporte de lignes droites, de virages en épingle ou de culs-de-sac. Christophe Saintagne avait une trentaine d’années lorsqu’il devint, successivement, responsable du restaurant du Plaza Athénée puis de celui du Meurice – sous la houlette, naturellement, du deus ex gastronomia qu’était alors son patron, un certain M. Ducasse (Prénom : Alain). On imagine bien ce que peut être la vie de palace pour un chef de son âge : luxe (beaucoup), calme (trop), volupté (pas nécessairement), le tout avec le doigt sur la couture du pantalon. En s’affranchissant et en se mettant à son compte, Christophe Saintagne a donc gagné en tranquillité d’esprit voire en insouciance, adoptant en moins de temps qu’il ne faut pour l’écrire le rôle de restaurateur, et se chargeant aussi bien de superviser la cuisine que d’accueillir la clientèle, de faire le service ou de boire un coup avec les copains : vaste ouf de soulagement, de sa part comme de celle de ses fidèles. Qui au premier jour, étaient là pour goûter « sa » cuisine, pleine de clins d’œil aux années grand genre, mais sans afféterie aucune : grosses huîtres gratinées à l’ail et au persil (rétro-ringardisme assumé avec allant), saumon fumé à la crème et aux betteraves (à une époque servi avec du caviar, ici désormais inutile), toast de barbue aux olives et pousses de salade amères, œufs miroir à la truffe noire, gâteau-mousse au chocolat (particulièrement scélérat), le tout accompagné de « son » choix de vins (autrement dit des bouteilles dépourvues de saletés chimiques). Signe parmi d’autres que la démarche étonne, intrigue ou séduit : la vaste salle d’esprit néo-soixante (les banquettes camel sont à la fois ravissantes et très confortables) est systématiquement prise d’assaut, et l’on ne saurait se présenter rue Meissonier sans avoir, auparavant, réservé. 

Raw asparagus, olive and pie.

Une publication partagée par Julien Danjou (@juldanjou) le

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